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Bien souvent, la mobilisation des publics autour d’un projet éducatif est un enjeu majeur pour les professionnels encadrants. Mais comment peut-on faire, et doit-on forcer l’adhésion à ce projet pour l’amorcer ?

Tiré de l’ebook « Intégrer l’engagement dans le parcours des jeunes », E-graine, dec. 2016.

La difficulté de mesurer la participation

Il n’est pas rare de voir de nombreux éducateurs se décourager, dépensant énormément d’énergie pour rassembler des participants autour d’un projet de groupe.
Une chose semble importante à préciser : si un projet mobilise peu de personnes lors de son démarrage, cela ne signifie pas nécessairement un échec. Si la dynamique prend et que le groupe reste ouvert, il n’est pas rare de voir de nouveaux participants volontaires rejoindre la démarche par la suite.

Retour d’expérience :
Nous avons rencontré l’exemple d’un club ados souhaitant impliquer les jeunes dans un projet de jardinage. Un petit groupe de 5 participants s’était montré intéressé. Le jour du premier atelier, d’autres jeunes ont été sollicités à la dernière minute pour grossir le groupe.
Cet ajout, « un peu forcé », de dernière minute a finalement été contre productif. Les nouveaux arrivants se sentant peu concernés ont finalement déstabilisé le groupe initialement motivé.

Dans ce cas, il semblerait que la bonne mesure de participation ait été le groupe initial. Cela n’aurait pas empêché par la suite l’intégration de nouveaux participants dans des étapes plus « concrètes ».

S’appuyer sur les jeunes

Dans de nombreux projets que nous avons accompagnés, la première dynamique repose sur un groupe restreint de jeunes motivés qui vont porter et mobiliser leurs pairs par la suite.

Il ne faut pas hésiter à privilégier un démarrage avec des jeunes intéressés et volontaires, même s’ils sont peu nombreux. La dynamique peut être encore plus positive si l’idée vient des jeunes pour répondre à un besoin ou résoudre un problème. L’énergie de l’accompagnant doit avant tout être focalisé sur l’aide à la formalisation et à la structuration du projet.
Il peut par exemple, mettre en contact le groupe, aider à la recherche de financement, à la constitution d’une association…
L’éducateur doit progressivement devenir un facilitateur, une personne ressource tout en laissant les jeunes agir de façon autonome.

Retour d’expérience :
L’ALJT de Bois d’Arcy a vu émerger un projet de jardin partagé proposé par un jeune passionné de permaculture.
Si un groupe s’est tout de suite montré intéressé, de nombreux problèmes ont été rencontrés : difficulté à mettre en place la première réunion, à poser les bases du projet…
Cependant en intervenant pour les accompagner, la responsable chargée de vie résidentielle a permis à l’action de prendre forme et de voir le jour.

Témoignage d’Amandine, chargée de vie résidentielle :

Témoignage d’Erwan, résident de l’ALJT :

Découvrir d’avantage de retours d’expériences dans l’ebook « Intégrer l’engagement dans le parcours des jeunes », E-graine, 2016.

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